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Qu’y a-t-il dans la tête de Samuel Benchetrit ? Rencontre en apesanteur

Mais qu’y a-t-il dans la tête de Samuel Benchetrit ?

A l’écouter s’exprimer, je ne sais plus si je suis bercée par l’imaginaire qu’il convoque à chacune de ses phrases ou par le son de sa voix, monocorde, et semblable à une douce musique. Il a beau démentir, la poésie perpétuelle qui sort de sa bouche trahit en permanence ce qu’il s’acharne à démontrer. Celui qui nous a offert autant de moments de grâce que de moments de cinéma l’année dernière (le sublime « Asphalte » ) regrette pourtant son image de doux rêveur : « on m’imagine torturé, déprimé… mais ce n’est pas moi ! » se défend-t-il. Puis d’admettre : « je peux bien le faire, le mec torturé. Il suffit que je ne joue pas trop et ça passera.« 

Après 20 minutes d’entretien-fleuve, je ne suis pas tout à fait certaine d’être parvenue à le cerner. Le doute, l’obsession et la dévalorisation font autant partie de lui que la fierté, le bonheur et la philosophie. Au fond, une ambivalence toute artistique.

Voici ce qu’il reste de nos échanges, en 50 nuances de paradoxes.

SamuelBenchetrit


J’me Fais Mon Cinéma : Est-ce que vous avez déjà tapé votre nom sur Google ?
Samuel Benchetrit : Oui, j’ai déjà regardé. J’ai dû le faire pour des critiques après les projections, pour regarder un peu ce qu’en disent les gens. La dernière fois que j’ai regardé c’était il n’y a pas si longtemps parce que j’ai failli faire la série « Marseille » (sur Netflix, ndlr), et que je n’ai pas faite. Elle se faisait tellement défoncer, je recevais pleins de messages de gens qui me disaient « ça va, c’est pas trop dur pour toi? ». J’ai été obligé de faire une annonce pour confirmer je n’y avais finalement pas participé.

Je me fais parfois casser quand je fais des trucs alors si je me fais casser quand je ne les fais pas, c’est chiant !

Moi j’ai tapé le vôtre, pour préparer cet entretien. Dans votre biographie, on trouve écrivain, acteur, scénariste, réalisateur, metteur en scène… On est déjà un peu impressionné dès la deuxième ligne de votre CV. Quand est-ce que vous vous reposez ?
Non, mais maintenant c’est comme ça : dès qu’on fait quelque chose… Un jour j’ai fait trois tableaux, on a dit que j’étais peintre ! Ça n’a pas de sens. En fait, le reste c’est pareil. Moi j’écris des bouquins et je fais des films surtout. J’ai fait du théâtre à un moment donné, mais en réalité, ce qui me prend le plus de temps dans ma vie, ce sont mes enfants.

Sinon j’écris, je travaille tous les jours, c’est vrai. J’ai du mal à comprendre que des gens puissent mettre 4 ans à écrire un scénario, ça me paraît très long. Je ne sais pas comment il font pour vivre ? Après tout, chacun son rythme. Quand je compte les choses que je n’aurais peut-être pas dû faire … oui, pourquoi pas prendre un peu plus de temps !

Est-ce parce que vous avez une créativité telle que vous allez si vite ou est-ce quand vous avez un projet en tête que vous le formalisez immédiatement ?
Je suis plutôt obsédé donc je ne lâche pas les choses. Je suis dans ce rythme depuis des années et ça marche comme ça, donc je continue d’avancer de cette façon.

Il y a un truc qui m’a interpellé : dans votre biographie, il n’y a pas écrit « gangster ». Pourtant, je pensais que vous en rêviez ?
Ah non moi je n’ai jamais rêvé d’être un gangster. J’aime pas les gangsters.

Ah bon ?
Ça dépend lesquels…

Pourtant ils ne sont pas très méchants vos gangsters. Même plutôt attachants. (« J’ai toujours rêvé d’être un gangster », ndlr)
Ils sont trop gentils justement ! Ça reste du rêve…

"J'ai toujours rêvé d'être un gangster" - 2007

« J’ai toujours rêvé d’être un gangster » – 2007

Quel est le lien que vous entretenez avec chacune de ces activités ? Est-ce qu’elles sont complémentaires dans une œuvre globale ou est-ce que chacune vous apporte une sorte d’accomplissement spécifique ?
Je ne vois pas vraiment les choses ainsi. C’est-à-dire que chaque jour est un recommencement. Je n’ai ni objectif ni regard en arrière. S’il y en a un, c’est souvent quand je me suis planté, alors j’essaie de comprendre. Ça m’est arrivé d’identifier des moments où je m’étais trompé. Les échecs, c’est intéressants pour ça.

Mais moi, je me réveille tous les jours et je fais mon boulot. Mon travail évolue avec ma pensée, avec tout ce qui se passe autour dans ma vie, mes relations avec les gens… Mais je n’ai pas de regard sur l’œuvre terminée et définitive. Plutôt sur le plaisir que je peux prendre tous les jours en le faisant.

Du coup il n’y a pas forcément de liens établis entre ce que vous faites au cinéma, au théâtre, dans vos livres…
Le seul lien, c’est moi. C’est moi tous les jours et la façon dont je vieillis, où je grandis, parfois.

De toute façon, on ne rencontre que soi-même, c’est cela la réalité.

Il y a des choses vers lesquelles vous n’êtes jamais allé mais que vous aimeriez faire ?
Bien sûr : la musique ! C’est le plus grand regret de ma vie. Si j’avais découvert la guitare à 14 ans je n’aurais fait que ça.

Il n’aurait pas fallu que votre papa vous offre une caméra à l’adolescence, alors ?
Non, non. Mais j’ai découvert la guitare à 30 ans et j’en joue beaucoup d’ailleurs. J’adore ça ! Mais voilà, c’est trop tard… Et puis je ne suis pas doué je crois. Je voudrais vraiment surtout rapprocher l’écriture et la mise en scène de la musique. Le geste du musicien, ça me fascine vraiment beaucoup.

Vous aimeriez faire un film ou une pièce de théâtre sur la musique ?
Non, ce n’est pas ça. Ce qui est très perturbant dans le cinéma, c’est l’écoulement du temps entre la pensée et l’action. Un musicien ou un peintre a un geste immédiat. Il a une pensée et il joue. Le cinéma, c’est une pensée, et, bien plus tard, une touche de mise en scène, et bien plus tard une touche de montage. C’est très long. Parfois j’aimerais pouvoir rapprocher ce geste, le garder le plus précieusement possible en moi pour pouvoir le laisser exploser …

Je suis assez d’accord, le cinéma est quelque chose qui se fait dans le temps. Mais quand on écrit un scénario, on a déjà des images en tête, non ?
La littérature, un peu. Le scénario non, les images sont trop perturbées, ce serait une folie d’avoir les images. On en a quelques unes, mais on est trop surpris par ce que vont faire les acteurs, surpris par ce que vont être les décors. Il y a trop de surprises, et c’est cela qui est merveilleux. Il faut laisser les surprises envahir ce qu’on avait prévu.

Vous pensez que si on écrit un livre, on ne peut pas se laisser surprendre par le processus d’écriture, son imagination ?
Bien sûr, et c’est ce qu’il se passe d’ailleurs. Je n’ai pas vraiment de plan d’écriture. Il y a une grande différence entre l’écriture de roman et l’écriture de scénario. Un scénario c’est quelque chose qui va être produit, c’est un outil. Ce n’est pas très bien écrit. Chaque page coûte de l’argent.

Par exemple, si vous écrivez « c’est la fin du monde ». Dans un livre, c’est une phrase. Au cinéma, il y a quelques questions qui vont se poser : comment le montrer ? Ça change tout. Donc on fait attention à ce qu’on écrit dans un scénario.

Quand on est à la fois cinéaste et acteur, est-ce plus facile d’écrire ou d’interpréter ?
Je n’aime pas jouer. Je refuse tout ce qu’on me propose. Depuis 4 ans je n’ai pas fait un film. On m’en propose, ça m’arrive. « Backstage » d’Emmanuelle Bercot, c’était le premier. J’ai fait un truc qui m’avait plu : c’était « Goldman » pour Canal+. J’avais bien aimé jouer ce mec. Jacques Doillon (« Un enfant de toi », ndlr) c’était bien aussi mais … sinon j’aime pas trop jouer moi. Je m’emmerde. Je m’ennuie quoi. Je les plains les acteurs en fait. Il leur manque un truc.

Que leur manque-t-il ?
Je ne sais pas mais j’ai remarqué ça y a pas longtemps.

On dirait que c’est du bétail les acteurs.

C’est ainsi que vous les voyez ?
Parfois. Je le dis. Pas tout le temps, mais parfois (rires). Parfois on a envie de dire à un acteur « mets-toi là, et fais-ça » puis que l’acteur réponde « d’accord, chef ». Voilà… Mais c’est pas vrai parce que ce n’est pas la réalité complète. Mais les grands acteurs que j’ai rencontré étaient plutôt d’accord avec ça aussi.

C’est marrant parce que lors de la Masterclass vous disiez qu’un grand acteur était quelqu’un qui avait de l’imagination. C’est donc de fait quelqu’un qui doit s’imposer, non ?
Exactement. C’est pour ça que je ne leur parle plus, parce qu’on est d’accord sur cet « abattage » à un moment donné. Moi j’ai toujours vu l’acteur comme une sorte de torero. Quand j’ai commencé ce métier au début, je me demandais : « pourquoi donne-t-on tant d’importance aux acteurs ? Ça va quoi, merde !… » J’avais un côté un peu CGT. Et puis j’ai compris l’angoisse que c’est de jouer, en jouant moi-même ou en voyant des acteurs faire des scènes extraordinaires.

C’est très très fort un acteur, ce qu’il se prend. C’est lui qui est vraiment à poil.

Jouer un rôle qu’on a écrit, comme « Chez Gino », est-ce que c’est plus dur ?
C’était atroce ! L’une des pires expériences de ma vie. Je ne voulais pas le faire, c’était pas moi mais je me suis fait planter par l’acteur une semaine avant. Je n’ai trouvé personne pour le remplacer, jusqu’à ce que je me dise : « bon bah je vais le faire ». C’est le rôle d’un réalisateur. J’ai détesté ! Pour moi, ça a été l’une des raisons du ratage de ce film.

C’était atroce parce que la situation s’est faite dans l’urgence et de façon imprévue ?
Non.

Je n’ai pas beaucoup de respect pour moi en tant qu’acteur.

Y a des mecs qui jouent dans leur film, par exemple Albert Dupontel, c’est un bon acteur. Il fait un film, il joue dedans et je pense qu’il ne trouverait pas mieux que lui, il a raison de se choisir. Moi je pourrais jouer des mecs qu’on m’a proposé mais on m’a toujours proposé des romantiques, des déprimés. Quoiqu’il y a eu « Les Gazelles », là j’avais un rôle comique.

Ce n’est pas ce que vous êtes ?
Mais non ce n’est pas du tout ce que je suis, évidemment. Avec mes copains, je suis le mec le plus drôle. Je suis très fidèle. Je ne suis pas du tout ça. Mais on me proposait ça un peu, des mecs infidèles, torturés.

Après « Chez Gino », ce n’est pas du tout ce rôle-là. Mais je peux bien le faire le mec torturé, c’est l’image que je peux avoir. Il suffit que je ne joue pas trop et ça passera. Mais ce n’est pas trop marrant à jouer…

Torturé ou lunaire ? Moi je dirais lunaire.
Ouais, enfin c’est pareil. Qui fait la gueule, quoi.

Mais non, lunaire c’est pas qui fait la gueule !
Non, mais comme ça, un peu poète… Un peu romantique, comme ça, déchiré par des idées de la mort, entre deux femmes. D’ailleurs tous les films que j’ai fait j’étais toujours entre deux femmes. Toujours.

Je vous demande si vous êtes lunaire parce que je trouve que c’est l’état dans lequel vous nous mettez avec vos films. Je pense notamment à « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » et « Asphalte ». Vous en avez conscience quand vous les faites ?
Non mais j’y pense. Sur « Asphalte » j’y ai beaucoup pensé. A la pesanteur, même à l’écriture. Au poids. « Asphalte », c’est un film sur le ciel, sur la chute, sur les êtres qui tombent. Mais même dans la comédie, en vieillissant je suis de plus en plus léger en fait.

Je suis de plus en plus heureux.

« Asphalte » c’est plutôt un film lumineux.
Lumineux ? Oui, c’est ce que je dis.

Vous dites que c’est un film sur les chutes.
Ce sont des gens qui chutent. C’est le principe du film. Un mec qui tombe du ciel, une actrice qui tombe dans le cinéma, un mec qui tombe de son fauteuil. Ensuite, on va montrer comment ils se relèvent. Et comment d’autres êtres les relèvent.

Là par exemple, je prépare un film, c’est le contraire. C’est vraiment une déshumanisation, un mec qui tombe. C’est misanthrope, terrible. (Silence) C’est important la pesanteur. Le poids c’est important.

Le poids, c’est à dire ?
Le poids de l’écriture. Par exemple Italo Calvino, l’un de mes écrivains préférés, avait fait sa thèse pour Rome et son premier chapitre c’était « la pesanteur en écriture ». On peut avoir une écriture lourde, une mise en scène lourde ou quelque chose de beaucoup plus aérien, de plus léger. Ça dépend l’état dans lequel on est. Par exemple « Asphalte » j’étais vraiment heureux sur le tournage, mais heureux.

A l’inverse, ce que j’ai écrit dernièrement, ce sont des choses plus lourdes. J’ai un livre qui sort en septembre qui parle de la mort,  d’une personne que j’ai aimé. Et mon prochain film, c’est une adaptation de « Chien », un livre que j’ai écrit sur un mec qui devient un chien tellement il est déjà un chien lui-même dans la vie, enfin… Il y a de l’humour dedans, mais c’est plus lourd. Donc on réfléchit à ça, même en terme de mise en scène.

Ça c’est le sujet qui l’induit, surtout ?
Un peu, ouais… Mais le sujet est induit par l’état d’esprit.

"Asphalte" - 2015

« Asphalte » – 2015

Dans « Asphalte », votre fils Jules dit à Isabelle Huppert : « Quand tu te regardes dans le film, tu te dis que c’est toi ou une autre ? » Ce à quoi elle répond : « Je me dis rien. Je regarde le film ». C’est votre point de vue ou c’est celui du scénariste ?
Ce dialogue, il est assez précis en fait. Il lui dit « c’est bizarre de t’avoir vu dans ce film. C’est comme si t’étais pas la même personne, que tu avais plusieurs vie », elle lui répond « t’apprendras qu’on a plusieurs vies » . Et Jules rétorque « oui mais tout le monde n’a pas fait des films pour s’en rappeler ».

Il est important pour moi ce dialogue-là, et c’est bien que vous en parliez. La mère de mon fils c’est Marie Trintignant, qui est morte. La mort d’un acteur est quelque chose de très étonnant par rapport à la mort d’autres personnes, parce qu’il y a des films. J’aime bien la façon dont Jules le dit, parce qu’en plus c’était sa mère. En fait, c’est une discussion morbide.

Juste avant, on a vu Isabelle Huppert se regarder à 20 ans, elle était vraiment un soleil. Moi, je la trouve encore plus belle maintenant. J’avais peur de sa réaction. Le fait de projeter des images d’elle jeune, c’était bizarre sur le plateau.  Elle a regardé ça comme une grande actrice. Et puis, sa carrière, on ne peut pas dire que ça ne va pas, quoi. Donc elle l’a très bien fait.

Moi, je n’ai aucun problème à regarder les choses. C’est parce que j’ai été élevé par des gens qui n’ont pas de problème. Jean-Louis Trintignant n’a aucun problème à se regarder; il sait s’il a été bon ou mauvais.

Y a pas longtemps je suis allé dans un festival où ils montraient « J’ai toujours rêvé d’être un gangster », je ne l’avais jamais revu. J’étais avec des potes qui voulaient le revoir alors j’ai dit je reste 10 minutes, pour regarder le son (c’était une copie 35mm). Finalement j’ai vu le film en entier : j’ai passé un super moment. C’était très agréable parce que j’étais entouré, les gens se marraient beaucoup dans la salle. Je trouvais ça vraiment bien.

Je me disais « tiens, il est marrant le mec qui a fait ça à 30 ans ».

J’étais pas contre moi. En revanche, il y a des choses que je ne peux absolument pas revoir : « Chez Gino » j’en ai revu des bouts, pour essayer de comprendre, mais c’est terrible quoi.

Oui, parce que c’est lié à un mauvais souvenir.
Non, je vois les problèmes de rythme, des choses qui ne marchent pas, c’est pas inspiré… Y a un truc qui ne va pas.

Je vous demande ça parce que, c’est pareil dans les livres. J’ai toujours eu du mal à comprendre ou à appréhender la distanciation que peut prendre un auteur avec son narrateur. Est-ce que pour écrire, finalement, des films ou des livres, c’est nécessaire d’être capable de se dédoubler ? D’être multiple ? Ou est-ce que c’est aussi un moyen de dire des choses qu’on ne devrait pas dire, sous prétexte que le narrateur, ce n’est pas le point de vue de l’auteur ? Au fond, n’y a-t-il pas une forme de schizophrénie dans tout cela ?
Si, il y en a partout. C’est très difficile comme question parce que c’est une folie générale. Je ne suis pas un élève, je suis hors de contrôle. Alors j’écris parfois en écriture automatique, à d’autres moments je vais faire des plans, à d’autres moments je suis schizophrène, à d’autres moments je suis dans la fiction pure, d’autres dans la réalité. Tout est une sorte de bordel ! C’est pour cette raison que ça m’épuise beaucoup d’écrire.

Au début, on pense qu’on est un imposteur. On se dit c’est pas possible, il y a des règles. Mais en fait non, on est hors-la-loi.

Vous êtes un peu un gangster, finalement ?
Un peu, si vous voulez ouais.

Diriez-vous que le cinéma est une forme de thérapie ?
(Il réfléchit) … Valéria Bruni Tedeschi dirait que c’est une thérapie. Moi… Je ne sais pas. Une thérapie, ça soigne théoriquement. Je ne sais pas si ça m’a soigné.

Le cinéma m’a autant soigné qu’il m’a détruit.

Je pense que c’est un compagnon. C’est comme l’alcool ou la cigarette : c’est toxique. Souvent, les gens qui ne fument pas ou ne boivent pas disent mais « pourquoi tu fumes ? arrête. Pourquoi tu bois ? arrête ». Bien sûr, on peut arrêter.

Les vrais alcooliques que j’ai rencontré, les vrais fumeurs, les vrais drogués, tout comme les vrais cinéastes, ce sont des gens qui se droguent tout seuls. Il n’ont pas besoin d’être à dix. Moi, je fais du cinéma tout seul. En ce moment je prépare mon film : je travaille tout seul, toute la journée chez moi. Je ressasse le film et je ne pense qu’à ça, je ne travaille qu’à ça. Ensuite, des gens me rejoindront, d’autres… toxicos. Le cinéma ? J’ai donc plutôt l’impression que c’est une drogue !

[Un entretien réalisé dans le cadre de la Masterclass Sundance Channel, le 6 juin 2016]

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