À propos

A 16 ans je découvre la puissance atomique – le mot est important – d’« Hiroshima mon Amour » d’Alain Resnais. Comment oublier la diction si particulière d’Emmanuelle Riva sur les mots de Marguerite Duras ?

Depuis ce jour le cinéma me tue. Il me fait du bien.

A 18 ans je rencontre « A ma sœur » de Catherine Breillat, entrecroisé de « Ma mère » de Christophe Honoré. J’en ressors choquée, mais bouleversée et admirative de tant de cruauté.

A 19 ans, je suis hantée par « Antichrist » de Lars von Trier et je tremble devant « Canine » de Yorgos Lanthimos. Le premier me tourmente toujours, le deuxième devient pour moi le cinéaste contemporain parmi les plus excitants de sa génération.

Suis-je condamnée à être spectatrice soumise, victime consentante de réalisateurs omnipotents et vicieux, à la fois géniaux et un peu fous, complètement amoraux ou un peu pervers ?

D’Ingmar Bergman à Michael Haneke, de Claude Chabrol à Joachim Lafosse, je ne cesse d’être éblouie par la richesse d’un cinéma dramatique et étrange, horrible et fascinant.

« Le miroir est brisé… Mais que reflètent les morceaux ? » Des bouts de vérité, parfois bizarres, parfois lents, très lents, qui racontent la vie, l’ordinaire, le rien, l’étonnement, l’amour, la haine, la colère… Parfois poétiques, violents, tristes, révoltants, esthétiques.

Singulière ? Nos névroses sont une source d’inspiration inépuisable et vertigineuse. Mais j’aime aussi l’intelligence de Céline Sciamma, l’excentricité de Maïwenn, l’étrangeté de Xavier Dolan, l’urgence de Ken Loach, le bizarre des Larrieu… Et le talent de tous les cinéastes discrets qu’hélas, on ne prend pas toujours le temps de connaître.

Avez-vous déjà goûté l’élégance de Lucile Hadzihalilovic dans « Evolution », l’énergie de « Tangerine » de Sean Baker ou la fantaisie de « Cosmodrama » par Philippe Fernandez ? C’est pour soutenir ces œuvres démentes que ce blog est né.

J’ai vu des choses scandaleuses, j’ai vu des choses fantastiques ; je peux mettre des jours à me remettre d’un film. Pourvu qu’il y ait l’ivresse… Si j’ai pleuré, que j’ai ri, que j’ai été heurtée, séduite, alors voilà : j’ai vu un chef d’œuvre.

Annabel Fuder

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